Vérités et Mensonges

Les petits plaisirs de Frédéric Mitterand

Le 5 octobre 2009, la vice-présidente du Front national Marine Le Pen accuse Frédéric Mitterrand, sur le plateau de Mots croisés (France 2), d'avoir pratiqué le tourisme sexuel et trouvé du plaisir à « payer des petits garçons thaïlandais », évoquant son récit autobiographique La Mauvaise Vie paru en 2005.

Lors de la parution du livre, Frédéric Mitterrand avait répondu aux critiques en expliquant qu'il faisait la « différence entre garçon et petit garçon ».
À gauche, Benoît Hamon, du Parti socialiste, estime « choquant qu'un homme puisse justifier, à l'abri d'un récit littéraire, le tourisme sexuel », indépendamment de l'âge des prostitués alors que Bertrand Delanoë dénonce « une offensive populiste » contre Mitterrand.
Jean-Luc Mélenchon sur Europe 1 et Olivier Besancenot sur Canal + déplorent quant à eux dimanche 11 octobre la polémique qui touche Mitterrand.
L'éditeur souligne qu'à la sortie du livre « aucune poursuite n'avait été engagé[e] » à l'encontre de son auteur et que l'ouvrage « avait même recueilli de bonnes critiques littéraires et s'était bien vendu (environ 190 000 exemplaires) ».

Le 8 octobre, Frédéric Mitterrand répond au journal télévisé de TF1 en déclarant avoir certes eu des relations sexuelles avec des jeunes hommes mais en aucun cas des mineurs et qu'il condamnait avec fermeté tout tourisme sexuel et acte pédophile.
Son livre, dit-il, n'est « ni un roman ni [ses] mémoires, mais c'est une vie qui ressemble beaucoup à la [s]ienne » et un « tract » à l'attention de ceux qui « sont différents ».

Revenant sur l'affaire Polanski, il déclare que les propos qu'il a tenus étaient en partie dus à l'émotion provoquée par son arrestation (« Je reconnais, que j'ai été trop émotif ») et qu'en tant que ministre de la Culture, il est de son devoir de soutenir un artiste, qui plus est français, mais que néanmoins il comprenait mieux, avec le recul, les actes qui étaient reprochés au réalisateur.
Invoquant le soutien du président de la République et du Premier ministre, il réfute enfin toute idée de démission.

À la suite de cette polémique, le Quotidien de la Réunion fait sa une du 9 octobre sur un témoignage de moralité de F. Mitterrand, effectué en mars 2009, pour proposer son aide à deux mineurs, dont son filleul, fils d'un couple d'amis, condamnés dans une affaire de viol collectif sous la menace d'une arme.
F. Mitterrand avait alors engagé l'organisme dont il avait la charge, la Villa Médicis, dans un soutien à ces deux jeunes en proposant de leur organiser des stages pour faciliter leur réinsertion.

Dans le fac-similé de la lettre fournie par le quotidien, F. Mitterrand écrit :
« J'ai pleinement conscience de la gravité de l'écart qui leur est imputé et de la responsabilité que je suis prêt à assumer ».

À la suite de la publication de cette lettre, il se déclare indigné par les polémiques et annonce qu'il poursuivra en justice ceux « qui fouillent les poubelles ».


Marine Le Pen dénonce Frédéric Mitterrand & Polanski
Lundi 5 octobre sur France 2, Marine Le Pen était invitée dans l'émission "Mots Croisés" pour un débat sur la récidive des criminels sexuels. A cette occasion, la vice-présidente du Front national a accusé le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, d'avoir effectué du tourisme sexuel. A l'origine de son indignation, le livre "La Mauvaise Vie", ouvrage à succès publié en 2005 par M. Mitterrand, dans lequel il décrit des scènes de tourisme sexuel. Le parti d'extrême droite a lancé, jeudi 1er octobre, une pétition en ligne sur son site afin de réclamer la démission de M. Mitterrand, également pris pour cible par le FN pour son soutien apporté à Roman Polanski.