Vérités et Mensonges

Daniel Cohn Bendit
Les petits plaisirs de Daniel Cohn Bendit

En 1975, Daniel Cohn-Bendit publie le livre Le Grand Bazar, dans lequel il évoque ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants autogéré de Francfort. Certains passages de cet ouvrage théorisent l’éveil à la sexualité des enfants de 1 à 6 ans et témoignent de rapports physiques à connotation sexuelle que Daniel Cohn-Bendit a entretenus avec eux (il parle notamment, de façon explicite, de « caresses » qu’il donnait, et d’attouchements qu’il recevait). Il avait également évoqué cela de manière très claire lors de l’émission Apostrophes du 23 avril 1982 :

« Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. […] Quand une petite fille, de 5 ans, commence à vous déshabiller c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque !, »

En 2001, une polémique éclate à propos de son livre, ces passages apparaissant, vingt-cinq ans plus tard, comme une complaisance envers la pédophilie. Des citations du livre venaient en effet d’être diffusées à la presse internationale par la journaliste allemande Bettina Röhl (fille d’Ulrike Meinhof, une ancienne membre de la Fraction armée rouge), qui s’en prenait à d’anciennes personnalités de mai 68, notamment Joschka Fischer et Cohn-Bendit. De manière récurrente, des responsables politiques ont également évoqué cette part d’ombre, notamment Marine Le Pen dès 2004, François Bayrou à deux reprises en 2009 ,le conservateur suisse Oskar Freysinger, et Jean-Marie Le Pen au Parlement européen.

Daniel Cohn-Bendit s’est toujours défendu en expliquant que ses textes et ses déclarations, destinées à « choquer le bourgeois des années 1970 », étaient à replacer dans le contexte des années 1970. Des parents et des enfants de ces crèches alternatives avaient alors apporté leur soutien au leader écologiste. Daniel Cohn-Bendit déclare :

« Prétendre que j’étais pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime. L’abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n’y a eu de ma part aucun acte de pédophilie. »

Il ajoute néanmoins que « ce texte, qui n’avait pas fait scandale à l’époque, est aujourd’hui insoutenable », et qu’il nourrit « des remords d’avoir écrit tout cela ». Par-delà la polémique politique perce également l’un des aspects controversés de mai 68, lors duquel certains avançaient l’idée de « libération sexuelle » de l’enfant.

En avril 2013, au centre d’une polémique en Allemagne pour ses écrits sur la pédophilie, il renonce au Grand Prix des médias franco-allemand 2013. Le 27 juillet 2013, Eckhard Stratmann-Mertens, cofondateur du parti Vert allemand et ancien député au Bundestag, accuse de pédophilie directement Daniel Cohn-Bendit et d’autres membres originels du parti. Il répond au journal Die Welt :

« J’étais aussi étudiant à Francfort-sur-le-Main quand Cohn-Bendit et Joschka Fischer étaient là. J’ai participé aux mêmes manifestations. Et je peux vous dire que je ne crois pas un mot des explications de Cohn-Bendit quand il dit qu’il a fait ses révélations sur ses relations sexuelles avec des enfants dans un seul but de provocation et qu’il les présente comme purement théoriques. »

Selon lui Cohn-Bendit aurait notamment dû être « jeté du parti bien plus tôt ».

Bibliographie :

Daniel Cohn-Bendit – Député européen ( Allemand . Français ? )

Daniel Cohn-Bendit, né le 4 avril 1945 à Montauban (Tarn-et-Garonne), est un homme politique de nationalité allemande, présent dans la vie politique allemande, française et européenne.

En 1975, Daniel Cohn-Bendit publie le livre Le Grand Bazar, dans lequel il évoque ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants autogéré de Francfort.

Certains passages de cet ouvrage théorisent l’éveil à la sexualité des enfants de 1 à 6 ans et témoignent de rapports physiques ambigus (il parle notamment de « caresses » qu’il donnait, et d’attouchements qu’il recevait, de façon explicite) que Daniel Cohn-Bendit a entretenus avec eux. Il avait également évoqué cela de manière provocante lors de l’émission Apostrophes du 23 avril 1982.

En 2001, une polémique éclate à propos de son livre, ces passages pouvant être alors considérés, vingt-cinq ans plus tard, comme une complaisance envers la pédophilie.

Des citations du livre venaient en effet d’être diffusées à la presse internationale par la journaliste allemande Bettina Röhl (fille d’Ulrike Meinhof, une ancienne membre de la Fraction armée rouge), qui s’en prenait à d’anciennes personnalités de mai 68, notamment Joschka Fischer et Cohn bendit .

De manière récurrente, des responsables politiques ont également évoqué cette part d’ombre, notamment Marine Le Pen en 2004, François Bayrou à deux reprises en 2009, le conservateur suisse Oskar Freysinger, et Jean-Marie Le Pen au Parlement européen.

Daniel Cohn-Bendit s’est toujours défendu en expliquant que ses textes et ses déclarations, destinées à « choquer le bourgeois des années 1970 »76, étaient à replacer dans le contexte des années 1970.

Des parents et des enfants de ces crèches alternatives avaient alors apporté leur soutien au leader écologiste78. Daniel Cohn-Bendit déclare : « Prétendre que j’étais pédophile est une insanité.

La pédophilie est un crime. L’abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n’y a eu de ma part aucun acte de pédophilie. » Il ajoute néanmoins que « ce texte, qui n’avait pas fait scandale à l’époque, est aujourd’hui insoutenable », et qu’il nourrit « des remords d’avoir écrit tout cela ».

Par-delà la polémique politique, perce également l’un des aspects controversés de mai 68, lors duquel certains avançaient l’idée de « libération sexuelle » de l’enfant81,82.

En avril 2013, au centre d’une polémique en Allemagne pour ses écrits sur la pédophilie, il renonce au Grand Prix des Médias franco-allemand 201383.

Le 27 juillet 2013, Eckhard Stratmann-Mertens, cofondateur du parti Vert allemand et ancien député au Bundestag, accuse de pédophilie directement Daniel Cohn-Bendit et d’autres membres originels du parti.

Il répond au journal Die Welt : « J’étais aussi étudiant à Francfort-sur-le-Main quand Cohn-Bendit et Joschka Fischer étaient là.

J’ai participé aux mêmes manifestations. Et je peux vous dire que je ne crois pas un mot des explications de Cohn-Bendit quand il dit qu’il a fait ses révélations sur ses relations sexuelles avec des enfants dans un seul but de provocation »

(« Ich war damals ja auch als Student in Frankfurt, als Cohn-Bendit und Joschka Fischer da waren. Ich habe an denselben Demonstrationen teilgenommen.

Und ich muss sagen :

Ich glaube Cohn-Bendit kein Wort, wenn er seine Äußerungen zum Sex mit Kindern heute als Provokation, als reine Theorie hinstellt. ») Selon lui Cohn-Bendit aurait notamment dû être « jeté du parti bien plus tôt ».